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La fin’amor a contribué à renforcer l’éthique vassalique :  les vertus exigées par la femme sont les mêmes que celle exigées du souverain.

En outre la courtoisie semble liée à l’épanouissement de la vie de cour. La cour d’Henri II de Plantagenet et Aliénor d’Aquitaine a favorisé la diffusion de la courtoisie au nord et en Angleterre.   La culture courtoise a aussi connu un essor grandissant à la cour de Poitiers.

Par effet de réception de la littérature, les règles et rites de celle-ci se sont étendus aux maris et aux jeunes filles non mariées. La courtoisie a modifié la manière de prendre femme. Il devient d’usage de précéder le mariage d’une période plus ou moins longue après les « épousailles » durant laquelle on retrouve les comportements caractéristiques de la fin’amor. Autrement dit, on se fait la cour.

Ces valeurs s’étendent progressivement à l’ensemble des courtisans entrainant un raffinement des mœurs.

Malgré cela, la femme est toujours considérée comme un être inférieur à l’homme sur un plan social, juridique et économique.  Les rapports sociaux restent très durs puisqu’elle est soumis à l’autorité du père, du frère puis du mari. Néanmoins, grâce à la courtoisie, la femme est représentée comme ayant la possibilité de dire non et de choisir. Par conséquent les hommes ont dû changer de comportement vis à vis d’elle. La courtoisie est donc un mouvement de promotion de la femme.

Elle est aussi la traduction d’une ouverture monastique : le féminin est reconnu spirituellement. Lorsque l’inspiration courtoise va s’essoufler, elle sera remplacée par le culte à la vierge Marie. En découvrant au XIIème siècle que la femme peut être sujet d’amour, on découvre que celle-ci est un sujet.

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